Ne pas oublier!

Récemment des images de Corée du Nord nous ont laissé craindre qu’il n’existait pas de liberté de penser dans ce pays. Plus proche de nous un débat s’est instauré en Hongrie dans la perspective que ce pays cesse d’être une République irréprochable. Ces deux exemples illustrent bien la nécessité d’un devoir de vigilance.

Les discours de haine perpétrés en France par le front national contre des citoyens à part entière, les migrants, certaines religions et/ou les homosexuels sont de plus en plus préoccupantes. Leur persistance nous conduiront inévitablement vers l’abîme et la déchéance, mais aussi vers l’impasse. Ils progressent rapidement dans les esprits. Plus personne ne peut contester ce processus qui est devenu inquiétant. Partout, dans l’espace public, dans les entreprises et même dans les fonctions publiques, les idées racistes et antisémites trouvent des échos. Une récente enquête montre que c’est dans la fonction publique, après les usines, où elles se propagent le plus.

De nombreux faits historiques récents (génocide au Rwanda, au Kosovo, massacre en Mauritanie, conflits ethniques en Côte d’Ivoire..), après la seconde guerre mondiale, sont à retenir aussi comme leçons. Ils doivent nous inspirer pour plus de tolérance. La crise qui sévi depuis plusieurs années, dans notre pays et partout dans le monde, contribue par ailleurs à modifier les repères. Le défi qui nous est donc collectivement lancé est celui du rassemblement et du mieux vivre ensemble. Fendons l’armure, détruisons le carcan du repli identitaire et brisons les murs psychologiques et culturels qui séparent les uns des autres pour lutter contre les tentations racistes et antisémites.

L’élection présidentielle à venir est une belle occasion pour mettre à l’ordre du jour ce débat citoyen et essentiel pour l’avenir de la France. Une France juste, solidaire et fraternelle.

Beauvais, une ville dynamique

La ville de Beauvais a la chance de disposer, grace à une politique municipale volontariste, d’une offre culturelle riche, diversifiée et de grande qualité. Les orientations municipales visent à développer cette offre. Parmi les nombreuses réussites, on peut retenir la récente labélisation “Ville d’art et d’histoire“ qui fait de la commune une des rares élues de la région Picardie à cette distinction. La Maladrerie, la Cathédrale, l’Eglise Saint-Pierre sont autant d’équipements qui contribuent à valoriser son image. Ville internet, Beauvais est classée aussi 4 fleurs par le comité national des villes fleuries. Plusieurs autres distinctions, attribuées à la commune au cours de ces dernières années (prix Territoria développement économique, prix d’or pour le Conseil de l’Harmonie Educative et Sociale…), confirment son dynamisme qui présente un grand intérêt pour les habitants du Beauvaisis.

L’Assemblée Générale de la Sékad à Aubervilliers

Plus de 130 personnes se sont retrouvées aujourd’hui, samedi 21 janvier 2012, à Aubervilliers lors de l’Assemblée Générale de l’association “Solidarité Entraite Kaédi-Djéol” (SEKAD). Les adhérents sont venus de la région parisienne et de plusieurs provinces. Ce moment de retrouvaille annuelle est toujours prisé par les ressortissants de Kaédi et de Djéol. Comme depuis quatre ans, j’ai eu un grand plaisir de présider les débats pendant près de trois heures. Deux groupes de réflexion ont été constitués pour renforcer les actions de solidarité de l’association. L’ambiance fut studieuse…

Honneur à nos aînés à Beauvais

Chaque année, dans le courant du mois de janvier, la ville de Beauvais offre de nombreux banquets à nos aînés (retraités, personnes âgées isolées, chômeurs…). Ces moments constituent des temps de grande convivialité et permettent de tisser encore plus les liens sociaux, notament entre les personnes isolées. J’ai eu le plaisir de participer, ce mercredi 18 janvier 2012, au repas offert aux aînés à l’Elispace. Ce sont ainsi plus de 500 personnes qui ont été accueillies par madame Cayeux, Sénatrice-Maire de Beauvais, et les élus de la majorité municipale. Le menu était copieux, la joie des convives immense et l’ambiance festive.

Comme d’habitude, les agents du CCAS, rattachés au Pôle Solidarité de la ville de Beauvais, et de l’évènementiel ont fait preuve d’un grand professionnalisme et du sens du service rendu.

Un cambrilogage à Saint-Pathus qui en dit long sur la politique municipale

L’inquiètude de nombreux pathusiens ne risque pas de s’estomper avec le cambriolage survenu hier soir, le 12 janvier 2012, au bar tabac “les sources”. Cet évènement n’est pas isolé. Il fait suite à plusieurs autres cambriolages de maisons. Les alertes régulières faites par l’opposition municipale sur les problèmes de délinquance ne changent visiblement rien. Le démentèlement de la police municipale dès 2008 par la nouvelle équipe municipale, la réduction de ses moyens et de ses capacité d’intervention et l’augmentation de la population communale ont pour conséquence l’apparition de nouveaux comportements qui modifient l’environnement local. Les regroupements pemanents de gens devant le centre commercial “les souces”, à des heures tardives,  et l’importance de véhicules immatriculés dans d’autres départements attestent d’une situation qui inquiète de plus en plus de nombreux habitants.

Malgré ces changements, le maire s’entête à ne pas changer de cap. Par pure idéologie. Hostile au développement de la police municipale, il expose les pathusiens à l’insécurité. Petite commune, jadis  paisible, du nord-est parisien, le visage de la ville est en train de se modifier doucement. Aucun effort n’est entrepris pour stopper le processus. Le maire tend même à nier les problèmes de délinquance et les attentes des jeunes en matière de formation, d’emploi et d’information. Il poursuit sa fuite en avant. La faute, se plait-il à répéter, est de l’Etat, ce qui atteste son incapacité à assumer pleinement ses mauvais choix de gestion…

BONNES FETES DE FIN D’ANNEE A TOUS

L’année 2011 s’achève. C’est un moment important que je saisi, comme chaque année, pour vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année, à vous et à tous ceux qui vous sont chers. J’adresse en même temps un grand merci aux nombreux lecteurs de ce blog et à tous ceux qui, par leurs messages et leurs commentaires, contribuent à la qualité et à la richesse du débat.

Bien amicalement à tous.

Adieu mon ami Samir

Il est somme toute naturel, logique, dans l’ordre même des choses, tout simplement, que je rende hommage à mon ami Samir Bengeloune, adjoint au maire de Saint-Pathus. L’hôtel de ville de Saint-Pathus était sa mairie, sa maison.

Il y avait quelque chose de fusionnel entre Samir et la ville de Saint-Pathus. Sa ville d’adoption. Cette ville qu’il aimait profondément. Il aimait aussi ses habitants.

Ce fut un commencement souriant et une fin brutale et douloureuse.

Commencement d’une ère nouvelle d’élu local, d’adjont au maire de notre bonne ville, basée sur des valeurs humaines fortes et inébranlables. Fin tragique et triste d’un après midi de décembre 2011 pour tous ceux qui t’ont aimé. Samir était un humaniste. Il aimait les gens, les contacts et les échanges avec ses concitoyens. Aimer les autres ne se décrète pas. Ne peut se faire de manère feinte, calculée, avec des arrières pensées. Cela doit venir du plus profond de soi-même car chacun ressent bien la vérité ou l’insincérité d’un propos ou d’une attitude.

Les pathusiens et les pathusiennes ne s’y trompaient pas d’ailleurs tant leur affection envers Samir était grande. L’homme était très attachant, fidèle à ses valeurs et à ses sensibilités sociales. Il était aussi un homme qui se voulait libre.

Lorsque nous évoquions ensemble l’avenir, il aimait beaucoup parler de sa première patrie, le Sénégal qu’il affectionnait tant. Il rêvait y retourner un jour passer ses vieux jours, en renouant avec les senteurs tropicales, les bruits, la chaleur humaine, la “terranga” et les souvenirs d’une enfance radieuse. Il rayonnait de joie à cette seule perspective…

Ceux qui t’ont connu et qui t’apprécient te pleurent. Leurs larmes coulent à chaque fois qu’ils évoquent tes souvenirs et tes joyeux éclats de rire. Ils savent qu’ils ont perdu un ami courtois, fidèle, sincère et attentionné. ils parlent avec fierté de ce que tu faisais avec conviction et rigueur pour le développement de la ville de Saint-Pathus dans le cadre de ta délégation (urbanisme, travaux et transports).

Quant à moi, cher ami, je préfère te dire que les pathusiens et pathusiennes sont tristes et, pour beaucoup, dans la peine. Tu leur a tellement apporté. Tu les manquera énormément. La plupart de tes opposants t’ont toujours respecté et partagent notre émotion.

Mais je ne veux pas parler politique. Je me contenterai de dire simplement que tes espoirs étaient grands de construire, au Sénégal, une future retraite paisible et joyeuse aux côtés des tiens… A jamais, je sais que d’où tu te trouves, tu continueras à veiller sur Elizabeth et vos enfants.

Adieu Samir.

Le logement, une cause nationale

J’ai participé au séminaire” La loi Droit Au Logement Opposable (DALO), quels engagements pour demain?”, tenue à l’Assemblée Nationale le 30 novembre 2011. Sous le patronage de Benoît Apparu, ministre du logement, et d’Etienne Pinte, député des Yvelines. Cette rencontre a permis de faire un bilan de l’application du DALO et de dessiner des perspectives futures de développement. Comme les conclusions du 5ème rapport annuel du Comité de suivi de la mise en oeuvre de la loi, la plupart des intervenants ont relevé les difficultés de son application sur le terrain, du fait des réticences de certains bailleurs et collectivités d’accueillir les populations concernées. Cette situation expose ainsi l’Etat à des peines d’amendes dans de nombreux départements.

Le 5ème rapport du comité de suivi du DALO, alarmant, montre que nombre de familles élues au dispositif ne trouvent pas toujours un logement dans des délais normaux, pour des raisons très diverses. Contrairement à ce que véhiculent certains détracteurs malhonnêtes de l’Etat (cherchant à lui faire porter seul la responsabilité), tous les acteurs du logement (bailleurs, 1% logement…) contribuent, à des niveaux différents, aux difficultés d’application de la loi. Le manque de pédagogie et de réelle méconnaissance des publics se traduit par la peur de certaines collectivités et bailleurs d’accepter d’accueillir les populations relevant du DALO. Près de 60% de nos compatriotes relèvent du dispositif. Les publics éligibles à cette loi ne sont pas seulement des gens en grandes difficultés et/ou des familles surendettées, ni même des familles à problème. Les accidents de la vie (divorce et par conséquent réduction des moyens de subsistances par exemple) conduisent certaines personnes au DALO…

Au regard des difficultés réelles de loger tout le monde (il manque près de 2 millions de logements en France) et de la nécessaire mobilisation des tous les acteurs du logement pour relever les défis (y compris en exigeant aux villes qui ne disposent pas de 20% de logements sociaux d’appliquer la loi Solidarité Renouvellement Urbain “SRU” sous peine d’une lourde amende dissuasive), il est primordial d’éviter les inutiles polémiques dont les seuls perdants sont les familles qui attendent, parfois depuis de longues années, d’être logées.

Depuis le vote de la loi DALO en 2006, les moyens consacrés au logement ont considérablement augmenté. La rénovation urbaine a encouragé aussi le développement de la construction. Pour encore plus d’efficacité, ces efforts sont à poursuive dans le cadre des intercommunalités. Le problème du logement ne peut pas se résoudre seulement à l’échelle d’une ville. L’Etat doit prendre sa part de responsabilité tout comme tous les autres acteurs (villes, agglomérations, bailleurs…). La campagne des présidentielles est l’occasion pour que chaque candidat exprime et expose clairement aux français ses objectifs en matière de politique de logement.

Cette question doit être décrétée rapidement comme cause nationale, avec la mobilisation des moyens adéquats.

Le maire de Saint-Pathus ne dit pas la vérité

- Malgré l’auto-satisfaction affichée par le maire dans chaque numéro du “grand Saint-pathique”, le journal municipal, la ville de Saint-Pathus stagne et poursuit sa dégradation. Mal entretenue, elle est devenue progressivement méconnaissable. La zone d’activités de Noefort est désormais un vrai casse tête pour l’équipe municipale qui a montré son incapacité à y attirer des entreprises. Vide, elle ressemble à un champs de mauvaises herbes dont aucun pathusien n’est fier. Pourtant, cette zone a été réalisée pour apporter des emplois et des ressources financières à la commune. Mais aujourd’hui, elle coûte plus qu’elle ne rapporte. Quel gachis!

- Plus les jours passent, plus la communication du maire est offensive, coûtant énormément aux contribuables pathusiens. Les dépenses effrénées de l’argent de nos concitoyens ont pour unique objectif de faire oublier les manquements de la municipalité et l’asbence de bilan. Aucune amélioration visible n’est apportée à la ville au cours de ces trois dernières années. Le temps s’est ainsi arrêté depuis mars 2008, l’arrivée de l’équipe Peinturier aux commandes de notre bonne cité. La modification récente (simplifiée) du Plan Local d’Urbanisme a par ailleurs pour but majeur de favoriser la réalisation d’un lotissement sur près de 7 000 mètres carrés dans la Grande rue. Les prix de vente des maisons sont excessifs et ne permettent pas aux jeunes pathusiens d’y accéder. Ils seront obligés de quitter la ville pour laisser la place à de nouveaux habitants.

- Le visage de la commune a changé depuis quelques années maintenant. Les problèmes de délinquence y ont considérablement augmenté. La ville est plus que jamais devenue un territoire dortoir ou aucun équipement nouveau n’a été réalisé depuis l’avènement de la nouvelle équipe municipale qui investi pourtant dans les animations de loisirs. Ces activités qui ont évidement leur importance  s’adressent essentiellement aux plus petits, laissant dans la rue les adolescants et les jeunes majeures qui ont incontestablement besoin de lieux de rassemblement et d’un équipement susceptible de les accompagner dans leurs démarches diverses (scolarité, stage, recherche de formation…). Il est bien plus pertinent d’encourager des activités qui préparent nos enfants à mieux affronter leur vie d’adultes et à trouver plus facilement leur place dans la société.

- Plusieurs rues sont éventrées et l’annonce récente de la réfection de certaines d’entre elles répond toujours aux mêmes préoccupations de l’équipe municipale; à savoir une propagande électoraliste. Les présidentielles, puis les municipales ne sont pas loin. Il est alors de bonne augure de recommencer à leurrer les habitants pour obtenir leur faveur dans les urnes. Le maire ne dit pas la vérité aux pathusiens quant il leur annonce qu’il développe de nombreuses animations sans emprunter, quand il dit que la vie dans la ville s’améliore, quand il dit qu’il favorise la démocratie locale. La vérité est que la ville continue à être endettée, les souffrances sociales sont de plus en plus nombreuses et Saint-Pathus perd progressivement son autonomie, la qualité de son cadre de vie et sa douceur.

Pathusiens,  à vous d’en juger …

Entre rupture définitive et stabilité durable

Située entre l’Afrique Noire et l’Afrique du Nord, la Mauritanie a joué pendant les premières années de son indépendance en 1960 un véritable rôle de trait d’union entre ces deux espaces. Les cultures arabes, berbères, toucouleurs, soninkés, wolofs et bambaras se sont côtoyées et fécondées mutuellement, des siècles durant. Cette dynamique exemplaire a été soulignée par tous les observateurs politiques et économiques qui s’intéressent au pays. Malgré quelques conflits inter-ethniques (arrestations de 19 noirs mauritaniens en 1966, arabisation de l’enseignement, expulsions vers le Sénégal de nombreux noirs mauritaniens en 1989…) qui ont eu des conséquences sociales et économiques non négligeables, une certaine stabilité a toujours régné dans le pays. Les rapports entre les différentes communautés nationales ont globalement été bons. Mais depuis quelques années maintenant, la situation nationale, exacerbée par les printemps démocratiques arabes et la crise sociale et politique à l’oeuvre, tend à cristalliser et à compliquer les rapports entre les acteurs de la vie mauritanienne.

Les rapports entre le pouvoir en place et une partie de l’opposition politique sont par ailleurs de plus en plus conflictuels du fait de différents déficits (démocratiques, sociales, économiques…). Ils n’ont en réalité jamais cessé de l’être depuis le coup d’état de 2009. C’est dans ce contexte que le gouvernement mauritanien a lancé, depuis plusieurs mois, un enrôlement, appelé par certains “recensement” de la population. Il s’agit selon lui de recenser tous les mauritaniens et de créer un fichier national fiable de la population. Mais les informations qui parviennent des centres d’enrôlement ne sont pas rassurantes. Des noirs mauritaniens sont, dit-on, exclus pour divers prétextes. Les tentatives de persuasion des pouvoirs publics n’y font rien. Les manifestations de jeunes, dénonçant les conditions de cet enrôlement, sont de plus en plus nombreuses dans les villes mauritaniennes. Les récentes protestations qui se sont déroulées à Kaédi, sud du pays, en sont révélatrices. Aux jeunes manifestants, la police a opposé une violente charge qui ne se justifie pas. La ville a par ailleurs été bafouée, meurtrie et martyrisée par les bruits des bottes, jusque dans les entrailles des vieux quartiers de Gattaga et de Touldé. Cette occupation policière à outrance pourrait être définitive, même après le retour de l’accalmie. La violence pérpétrée par les forces de l’ordre est condamnable. Face à elle, des jeunes ont incendié quelques bâtiments publics. Aucune revendication, fut elle juste, ne peut cependant se justifier par la détérioration de biens publics et privés. Les actes de vandalisme perpétrés et les incendies provoqués sont tout aussi condamnables.

Des centres de recensement remontent des rumeurs d’exclusion et d’humiliation d’une partie des mauritaniens noires. Certains d’entre eux se voient insidieusement éconduits et écartés des procédures; ce qui renforce leur sentiment d’exclusion. Le mécontentement de nombreux habitants s’exacerbe jour après jour. La connaissance de la population mauritanienne, via un recensement, est pourtant nécessaire. Elle est même souhaitable. Mais elle ne peut et ne doit s’effectuer par des procédures d’exclusion d’une partie de la population. La responsabilité des pouvoirs publics est engagée. L’Etat doit impérativement et rapidement – pour éviter une crispation durable – revoir les conditions de la mise en oeuvre du recensement. Personne ne conteste l’utilité et la pertinence de cette démarche pour une nation qui prétend être moderne. Si les exclusions, dénoncées par ailleurs par de nombreux partis politiques d’opposition, des organisations des droits de l’homme et d’imminents représentants de la société civile, perdurent, le risque d’une rupture durable entre les mauritaniens est grand. Pour sortir de ces inutiles et dangereuses confrontations dont rien, pour le moment, ne présage la fin, il convient de repenser à la réorganisation de ce recensement en y associant toutes les composantes du pays et en promouvant une véritable et juste sensibilisation dans toutes les langues nationales.

Les mauritaniens, quelque soit leur origine ethnique et leur lieu de résidence, sont très attachés à leur pays. Le processus en cours est en train de créer les conditions d’une redoutable confrontation civile. La partition n’a jamais été une option majoritaire chez les mauritaniens. Mais elle chemine doucement désormais dans certains esprits. Elle n’est pas toutefois la voie que j’encourage personnellement. Soutenue et encouragée par les ennemis du pays, elle exposerait à terme la Mauritanie à une rupture dont les conséquences sociales, politiques et économiques seront désastreuses. Si elle devient inévitable -pour quelque raison que ce soit- il serait sage d’éviter ce qui a pu se produire dans d’autres pays africains et qui s’est traduit par des guerres civiles et des milliers de morts. Comme des gens sages et réfléchies, les mauritaniens devront alors réussir à construire ensemble et en commun accord une séparation pacifique qui épargnerait des vies humaines et faciliterait la construction future d’un partenariat efficace.

Je ne suis évidemment pas naïf en écrivant ces lignes. Mais j’ai encore confiance en l’intelligence des mauritaniens et en leur capacité à se parler et à éviter le pire. Ils doivent collectivement méditer sur les conséquences des évènements douloureux des années 80 qui les ont profondément divisé et dont les cicatrices sont encore visibles. La prière de Kaédi, organisée en présence du Président-candidat Mohamed Ould Abdel Aziz, ne doit pas être un acte vain. Les indemnisations des veuves et leurs ayants droits ne doivent pas être des dépenses inutiles dont on ne tire aucune leçon. Les nombreuses personnes, militaires et civils, ne doivent pas avoir été tuées pour rien. Les efforts de réconciliation entrepris ne doivent être vains. Ils doivent être amplifiés…

Plutôt que la rupture définitive, oeuvrons pour une réelle stabilité en construisant ensemble les conditions d’une véritable et juste cohabitation entre les mauritaniens, dans un pays démocratique où le mérite devient le seul facteur d’ascension.

De qui se moque-t-on ?

De qui se moque-t-on ?
Par tidiane Koïta

La crise qui sévit dans les quartiers nord d’Aulnay-sous-Bois n’épargne visiblement personne. Elle est d’autant exacerbée que des structures susceptibles d’accueillir et d’accompagner les habitants sont progressivement fermées. L’inquiétude est partout grande. Ainsi, est-il rare de rencontrer des gens contents. Pour tromper la vigilence des populations, la municipalité organise parfois des actions ponctuelles d’animation. La galerie marchande du Galion est de plus en plus dégradée et soumise à de nombreuses perturbations qui ne rassurent ni ses usagers, ni les habitants, surtout depuis l’annonce de la fermeture de l’unique structure d’insertion qui s’y trouve.

Plutôt que de s’attacher à aider efficacement les habitants à trouver un emploi, on intervient à grand coup de publicité pour peindre les cages d’escaliers extérieurs de la galerie avec des couleurs vives que même un œil non averti ne peut échapper de loin. Ce samedi 20 mars 2010, des responsables municipaux, accompagnés par une meute de cameraman avaient assisté à une séance de peinture des escaliers de la place de l’église. Les populations ne sont pas dupes et savent que cette démarche est encore une manière de les enrouler dans la farine. Elles n’ont visiblement pas été emballées par ce cinéma qui avait un parfun de publicité à la veille du deuxième tour des élections régionales. Elles attendent depuis maintenant deux ans que la ville les aide à sortir de l’exclusion. Mais en vain. Leurs difficultés tendent au contraire à s’exacerber.

Les commerçants sont quant à eux aussi de plus en plus découragés, n’ayant aucune réponse précise à leurs nombreuses questions. Ils sont inquiets de ne pas connaître le devenir de la galerie marchande. Par conséquent de leurs commerces. Aux questions qu’ils posent à chaque rencontre avec les élus et les promoteurs, ils reçoivent les mêmes réponses : patience, tout sera bientôt réglé. Le programme change jour après jour, ce qui ne les rassure point. Ils sont de plus en plus imaptiens.

Les habitants des quartiers nord tout comme tous les aulnaysiens méritent d’être respecté. Ils ont élus une équipe qui les a presque tout promi : des emplois, des logements, des structures efficaces pour les accompagner. Le chômage progresse plus vite qu’ailleurs dans la ville. La crise du logement se renforce et les structures d’accueil sont en train d’être fermés pour laisser place à des maisons de quartiers qui auront comme vocation essentielle d’amuser et de distraire les habitants qui ont évidemment droit à plus que çà pour faire face à leur quotidien…

Les conditions d’une victoire en 2014

Les conditions d’une victoire en 2014

Les résultats des élections régionales du 14 et 21 mars 2010 ont été catastrophiques pour tous les camps. Si la gauche a gagné mathématiquement et la quasi-totalité des régions, elle ne peut cependant pas se vanter de cette victoire du fait de l’importance du taux d’abstention (53,5% au premier tour et près de 49% au second tour). Quelques soient les raisons évoquées par les uns et les autres pour expliquer cette abstention massive, il apparaît bien une incontestable rupture entre les français et leurs dirigeants politiques. Dans les mois à venir, la reconquête de la confiance des abstentionnistes restera donc une priorité majeure pour tous.

Les français ont besoin d’hommes et de femmes politiques qui s’occupent vraiment d’eux et qui sont capables de les écouter et de les défendre. La majorité présidentielle est le grand perdant de cette confrontation électorale. Mais elle peut se consoler car plus qu’une sanction de la politique du gouvernement, il s’est agi surtout pour les français de manifester leur réelle méfiance vis-à-vis de toute la classe politique. De manifester leur septiscisme quant à sa volonté de régler leurs problèmes. De dire qu’ils ne veulent plus que la politique continue à être exercé sans la prise en compte réelle de leur avis. Le désintérêt pour ce scrutin doit interpeller tous les politiciens et les conduire à changer leurs attitudes, à bâtir de nouveaux rapports avec leurs concitoyens et à faire autrement la politique, dans le strict respect des électeurs.

Dans les quartiers nord d’Aulnay-sous-Bois l’abstention a atteint des records jamais enregistrés: 65,4% au second tour. Dans certain bureau de vote, elle a même culminé à près de 80%. Si ces gens ne se sont pas déplacées pour aller voter, c’est bien parce qu’elles n’avaient nullement envie de soutenir ni les uns, ni les autres. La situation dans ces territoires montre donc qu’il existe bel et bien encore une importante marge de progression pour l’opposition municipale dans des espaces traditionnellement acquis à la gauche. Pour davantage progresser dans le nord de la ville, elle doit travailler et s’organiser différemment; ce qui la mettra en situation réelle de reconquérir le canton nord et au-delà la ville en 2014.

Si l’opposition municipale aulnaysienne ne tire pas aussi de leçon de l’expérience douloureuse d’un candidat unique de son camp, il lui sera bien difficile, voire même impossible de reconquérir ce canton qui a toujours voté massivement à gauche. La victoire ou la défaite lors des échéances cantonnales à venir sera déterminante pour sa marche vers les municipales de 2014. Les cartes sont alors dans ses mains. A elle de construire la meilleure stratégie pour gagner…

Des hauts et des bas

Des hauts et des bas

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Elle est faite de hauts et de bas. Lorsque la gauche est arrivée aux commandes de la ville d’Aulnay-sous-Bois en mars 2008, personne n’avait parié sur la durée de vie professionnelle de plusieurs cadres au sein des structures municipales. Ce qui fut d’ailleurs vrai. De nombreux agents furent remerciés ou sont partis d’eux-mêmes, tellement la pression était forte, dès les premiers mois malgré leur honnête  implication depuis plusieurs années dans les projets municipaux. Ils ont été parfois remplacés par des gens aux compétences douteuses. Dans certains cas, la proximité politique semble même prendre le dessus sur les compétences professionnelles (cf aux propos des élus verts pour annoncer leur départ de la majorité municipale).

Personne n’avait non plus donné cher à ma peau, tellement la violence de la haine que me nourrissaient certains nouveaux élus et leurs soutiens étaient grande. J’étais soupçonné d’être celui qui les fit reculer dans les quartiers. J’étais en outre un des fidèles collaborateurs du maire battu auquel il ne faut faire aucun cadeau. Je n’avais certainement pas non plus “le droit d’avoir des amis en dehors de la nouvelle équipe”. Malgré l’intensité des charges constantes, j’ai résisté pendant près de deux ans aux assauts et aux tentatives de fragilisation. Jamais je ne me suis laissé entraîner par des attitudes sectaires d’un autre temps qui étaient, jour après jour, extrêmement insidieuses et finement construites.

Après de longs mois de résistance et l’insoutenable placardisation, j’ai fini par partir de cette ville attachante où de nombreux habitants (jeunes et adultes) m’ont donné tant d’amour, m’ont apporté tant d’attention et ont soutenu les missions que j’ai conduites, sans faiblir, pendant près de 16 ans. Quelques élus revanchards et des administratifs jaloux m’ont définitivement poussé hors des murs d’Aulnay-sous-Bois en décembre 2009, espérant que je serai durablement installé dans les oubliettes. Dans les vieux catalogues des sans…

Le destin en a décidé autrement car mon avenir professionnel n’est dans les mains de personne. Pas plus que dans celles d’élus qui ont une véritable volonté de faire disparaître des effectifs municipaux tous les agents soupçonnés d’être les partisans de l’ancienne équipe. Ainsi, mes compétences et mes qualifications ont vite trouvé preneur. J’ai rebondi sur des responsabilités hautement plus importantes que celles qu’on venait de m’arracher des mains. Ma nomination récente en qualité de Directeur Général Adjoint des Services démontre tout l’intérêt que représente mon professionnalisme, mes qualifications et mes compétences. Elle dément ainsi l’animosité et le sectarisme.

L’expérience que j’ai acquise dans cette belle ville du nord parisien a été déterminante et m’ouvre maintenant les portes d’une promotion que je n’y aurai certainement jamais eue. Mon départ d’Aulnay-sous-Bois fut salutaire. D’une situation de presque « inutilité construite de toute pièce », pendant près de deux ans, je passe désormais à un contexte d’occupation intense et extrême où j’ai beaucoup de plaisir à m’investir avec rigueur, professionnalisme et sincérité dans des missions aussi stratégiques, politiques que complexes …

J’aurai tant voulu continuer à mettre tout mon talent et mon engagement au service des aulnaysiens, mais on a voulu autrement. Jamais, je n’oublierai pour autant cette ville et ses habitants qui méritent une attention toute particulière. Je souhaite pouvoir leur apporter encore plus, dans le cadre d’une autre responsabilité, toute l’attention qu’ils peuvent espérer. Comme toujours, je serai leur fidèle et respectueux serviteur. Pas de langue de bois, ni de promesses irrespectueuses. Je suis prêt à m’attacher à cette responsabilité, s’ils le désirent à nouveau, avec rigueur, sincérité et dévouement…

Démagogie et supercherie

Démagogie et supercherie

Lors de la campagne municipale de 2008, une violente critique, portée par le candidat socialiste à la mairie, a été adressée aux structures sociales, d’emploi et d’insertion de la ville d’Aulnay sous Bois. Pour celui-ci, rien n’y fonctionne, allant même jusqu’à nier la satisfaction que de nombreux aulnaysiens manifestaient vis-à-vis de ces structures. Par simple idéologie et peut être aussi par pur cynisme et une volonté de manipuler les électeurs, il a promis tout et son contraire. Il a « juré » de trouver un emploi pour presque tous les habitants et de donner davantage de moyens aux structures existantes. Mais la réalité est actuellement tout autre. Les copains sont recrutés à tour de bras comme l’ont récemment dénoncé les verts au dernier conseil municipal. Des structures sociales disparaîssent. Les discours de campagne visant à défendre les habitants ne sont finalement que leurres et démagogies.

Dans l’opposition, le maire actuel avait affiché sa volonté de faire reculer le chômage des jeunes dans les quartiers, mais tout semble indiquer que ces gens sont de plus en plus installées dans la précarité et la crise, faute d’une prise en charge adaptée. C’est peut-être encore la faute de Nicolas SARKOZY, dira-t-il, comme presque à chaque fois que la municipalité est confrontée à une incapacité à régler un problème… La situation amène à s’interroger sur la réelle capacité de l’équipe municipale à faire reculer le chômage et à sortir les populations de l’exclusion.

Cette équipe a déjà mis au chômage de nombreux salariés des organisations para municipales. Parfois des pères et des mères de famille sans histoire ont été licenciés avec une arrière pensée de vengeance. Comment croire alors aux discours lyiques prétendant défendre les salariés lorsqu’on renvoie des hommes et des femmes, honnêtement investis dans leur travail, pointer au pôle emploi? Comment croire à la réelle volonté de la municipalité à défendre l’emploi? Comment croire à sa capacité d’être juste et équitable vis-à-vis de tous lorsqu’on entend régulièrement des habitants se plaindre des inégalités de traitement qu’ils subissent?

Les élus continuent à développer un discours qui ne rassure plus et qui déçoit de plus en plus d’habitants, y compris jusque dans leur propres rangs.

La propension à dissoudre et/ou à transformer profondément, sans véritable évaluation en amont, des organisations existantes traduit l’incessante attitude à vouloir faire disparaître définitivement toute trace de l’ancienne majorité. Du pur sectarisme? La langue de bois est toujours bien maniée au grand mépris de tous ceux qui sont en attente de véritables réponses à leurs nombreuses demandes.

Depuis plus de 12 ans, l’actuel maire occupe le mandant de conseiller général du canton nord, mais on peut douter de l’efficacité de son action. A croire plusieurs habitants, il n’ a rien fait de ce mandat, sinon que des discours et toujours des discours. Son bilan qui tarde à être publié sera, à n’en pas douté, bien maigre…

La violence des décisions demeure en outre une marque de fabrique à Aulnay-sous-Bois. La démission collective des élus verts, pourtant membre de la majorité municipale (cf débats du conseil municipal du 8 avril 2010), confirme bel et bien une manière de conduire la politique municipale et de mépriser tous ceux qui ne sont pas d’accord avec les décisions prises qui sont parfois très discutables…

Une action humanitaire de haute importance

Une action humanitaire de haute importance

Ce samedi 17 avril 2010, l’association “quartiers aux mains nus” m’a invité à une de ces manifestations dont elle a le secret. Aux sons de la musique africaine, près de 150 habitants des quartiers nord se sont relayés pour vivre intensément la présentation des actions humanitaires de l’association. Depuis plusieurs années maintenant, “quartiers aux mains nus” développent des actions humaniatires en direction d’écoles et de villes du Mali.

L’association vient de collecter plus de 200 moustiquaires qui seront très prochainement acheminés au Mali. Ce matériel contribuera inévitablement à protéger de nombreuses populations contre les piqures de moustiques et par conséquent contre le paludisme. J’ai été heureux de témoigner de l’engagement de ces jeunes et de relever le chemin parcouru pour arriver à la mobilisation actuelle. Pendant plus de trois ans, j’ai accompagné, conseillé et aidé l’association à monter ses actions et à développer des partenariats avec d’autres organisations. J’espère que la voix prise par ces jeunes des quartiers augure d’une action et d’un engagement durables, ouvrant le chemin à d’autres jeunes gens. Ils pourront compter sur moi et trouveront toujours mon sincère soutien pour le développement de tous leurs projets. Bravo Malamine, Adama et tous les autres….

N’abdiquer jamais!

Débat, hier soir, dans le quartier de la Rose des vents à Aulnay-sous-Bois à 20h30 avec un groupe d’habitants remontés contre les politiciens et pessimistes.

Thème: Qu’attendez-vous de la politique?

Intervenants: 3 représentants d’associations locales et moi-même en qualité d’acteur extrêmement intéressé et sensible à la vie des habitants.

La réunion a regroupé au total 32 personnes. L’un des intervenants souligne, à raison, que la vie est de plus en plus morose dans les quartiers et qu’une distanciation s’opère de plus en plus entre les habitants. Un autre intervient en disant que les gens se sont éloignées de la politique et des politiciens. Celui-ci poursuit en affirmant que les habitants des quartiers ne se sentent pas respectés. On fait semblant de les consulter sur les projets. Mais en réalité, ce n’est pas le cas. Leur avis ne compte pas. Ce que disait cette personne pourrait sortir de la bouche de n’importe quel autre aulnaysien du sud de la ville… Les discussions furent riches et ont touché plusieurs domaines, préocupant le quotidien de l’assistance (emploi, délinquance, logement…).

A la fin de la réunion, autour d’un thé à la menthe, un habitant excédé et sur le bord de la rupture me dit: “Si ça continue comme ça, nous n’aurons plus de force. L’avenir est sombre pour nous et nos enfants qui passent leurs journées dehors, faute d’une véritable prise en charge par les structures d’accueil”.

Ma réponse fuse: N’abdiquez jamais.

Il faut tenir et insister pour changer votre vie, même si les choses ne sont jamais simples. C’est peut-être plus facile à avoir une attitude plus appaisée lorsque l’on n’est pas confronté à de lourdes difficultés et qu’on a pas le sentiment d’être déconsidéré. Mais batez-vous énergiquement pour trouver votre place et ne laissez personne décider pour vous…

Construire une ville unie et solidaire

Depuis longtemps, nous sommes un certain nombre à dénoncer le danger d’une gestion municipale qui exclu des habitants et des agents municipaux. Jamais la méfiane entre les habitants de la ville n’a été aussi grande. Jamais, de mémoire d’aulnaysiens, la ville ne s’est trouvée dans une situation de rupture où non seulement une distance s’est davantage créée entre les quartiers (sud et nord), mais aussi entre les communautés d’un même quartier. Je ne peux pas me résoudre à vivre et à penser la ville d’Aulnay-sous-Bois soumise à tant de perturbation et de déconsidération. Je ne veux pas en effet d’une ville divisée où la méfiance entre les différentes communautés demeure une marque visible. Je ne veux pas d’une ville destabilisée par des pratiques d’un autre temps, excluant tous ceux qui pensent différemment. Je veux une ville soliaire et unie. Une ville rassemblée où tout le monde s’épaule pour relever ensemble les défis sociaux, urbains et économiques qui sont de plus en plus importants. Je veux une ville où il fait bon vivre et où la fierté de ses habitants d’y appartenir est grande.

La ville d’Aulnay-sous-Bois, notamment ses quartiers nord, souffre. Les nombreuses difficultés à l’oeuvre s’exacerbent avec la crise et la disparition de structures sociales et d’insertion. Tant mieux que les verts, longtemps membres de la majorité municipale, aient maintenant ouverts les yeux et compris l’opacité de la gestion centralisée de leurs récents anciens partenaires. Ils ont récemment quitté brutalement cette majorité pour les mêmes raisons que j’ai longtemps dénoncées; à savoir le non respect de la différence.

La situation est grave et inquiétante. Elle nécessite un sursaut citoyen. Un sursaut de tous les aulnaysiens (qui va au-delà de tous les camps) épris d’union et de solidarité.

Ce contexte dangereux pourrait durer si l’on n’y prend pas garde et aboutir à des conséquences dramatiques. Il nous oblige à nous unir tous pour combattre les démons de la division et de la désunion.

Agissons tous ensemble pour construire une ville unie et solidaire, sans faiblesse ni complaisance avant qu’il ne soit trop tard…

L’Association pour la Promotion de la langue Soninké (APS) à Aulnay-sous-Bois

Les 22 et 23 mai prochain, l’Association pour la Promotion de la langue Soninké regroupant tous les ressortissants soninkés de Frane organise son 30ème anniversaire à Aulnay-sous-Bois. C’est l’occasion pour toute la communauté soninké et tous ceux qui sont intéressés par cette culture de découvrir les différentes facettes de cette population dans l’immigration. Cet évènement sera aussi l’occasion de montrer la manière dont les associations villageoises contribuent fortement au développement local en Afrique… Les soninkés constituent le premier groupe de migrants noirs africains en France.

Venez nombreux découvrir les cultures (chants, danses, cuisines..) des soninkés et échanger avec de nombreux spécialistes de l’immigration soninké, des enjeux sur l’intégration de cette population en France.

La double peine

Après plusieurs semaines de protestation des commerçants sur la dégradation (salissure) de la galerie marchande du galion, un petit geste d’attention vient d’y être apporté. L’hypocrisie y en a marre! Il paraît que les habitants des quartiers nord ne méritent pas beaucoup d’attention. Et qu’il est urgent de ne pas prendre à bras le corps les dysfonctionnements urbains…

Les chantiers d’insertion avaient la vertu de contribuer activement à l’amélioration du cadre de vie. Au côté des balayeurs et éboueurs des sociétés privés et de la ville, ils participaient à rendre plus ou moins propre les quartiers, mais la disparition de certains chantiers complique la situation locale. On voit ainsi partout, dans la galerie et aux alentours, des détritus qui attendent pendant longtemps un hypothétique ramassage. Les habitants en ont ral bol. L’indifférence face à cette situation est condamnable… C’est cela qu’on appelle respecter des habitants qui souffrent de moults autres difficultés économiques et sociales?

Je souhaite que les populations du nord et plus particulièrement de la ville s’épanouissent dans un cadre agréable. Mais cela passe par une attention plus importante. La dégradation des quartiers est une plaie. Je ferai tout auprès des habitants et des acteurs de terrain investis pour encourager et accompagner l’avènement d’un cadre urbain propre et enviable.

Defendre la qualité de vie

Pour défendre la qualité de vie à Aulnay-sous-Bois, l’ensemble des associations de défense de l’habitat organise une manifestation le:

Samedi 5 Juin 2010 à 11h00
devant l’hôtel de ville.

Venez nombreux défendre l’avenir de votre ville.

Un week-end de la pentecote dans les quartiers

Deux (2) fois par semaine, je me rends dans les quartiers nord d’Aulnay-sous-Bois pour prendre la température, m’enquérir des difficultés des habitants et pour soutenir ceux qui en ont besoin que je rencontre.

Le samedi 22 mai 2010

De 9h00 à 11h00, j’ai été à la rencontre de nombreux habitants pour m’enquérir de leurs difficultés et leur proposer, à chaque fois que c’est possible, mon soutien et mes services. J’ai discuté longuement avec différents commerçants du centre commercial “le galion” qui ont exprimé leur mécontentement quant à la dégradation de plus en plus persitante de leur environnement. Le temps d’avaler un café avec un un “cheïbani” du quartier de la rose des vents fut plaisant. J’ai appris beaucoup de choses sur le contexte local et la manière dont les gens vivent leur ville.

Des habitants mécontents des actes de vandalisme qui ont tendance à devenir constants se plaignent de l’abandon de leurs quartiers. Ils ont en mémoire les caillassages récents des policiers, les courses poursuites entre ces fonctionnaires de l’ordre et les jeunes, les retraits des conducteurs de bus qui ont peur de se faire taper par des bandes de jeunes, l’absence fréquente de transports dans leurs quartiers.

De 11h00 à 14h00, j’ai assisté au 30ème anniversaire de l’Association pour la Promotion de la langue Soninké qui a regroupé plus de 350 personnes. Des chants, des danses traditionnelles et une riche exposition d’oeuvre d’art soninké ont animé la grande salle au 5 rue Louison Bobet. Ce fut aussi l’occasion de rencontrer plusieurs linguistes qui ont énormément travaillé sur la culture et les traditions soninkés. Cette communauté est la première d’Afrique noire à immigrer en France et elle constitue la population la plus importante de l’immigration noire dans notre pays.

Le dimanche 23 mai 2010

De 19h00 à 22h00, j’ai visité 4 familles à la rue du Bailli de Suffren, Paul cézanne et Tourville. Quadrillage de la Rose des vents. Au milieu de femmes et d’hommes, j’ai échangé sur la vie dans les quartiers. J’ai pu me rendre compte de l’immense déception des gens. La dénonciation des modes de gestion et de recrutement. La politique municipale est dénoncée par nombre de mes interlocuteurs qui m’encouragent à poursuivre mon travail de terrain et de proximité.

Le lundi 24 mai 2010

Entre 16h00 et 18h30, j’ai profité de l’ardent soleil de la pentecôte pour visiter la brocante qui a regroupé beaucoup d’habitants. J’ai serré de nombreuses mains et visité les stands, très variés. Ainsi, j’ai joint l’utile à l’agréable en achetant quelques objets insolites pour mon salon… C’est toujours un immense plaisir de fouler les allées de la brocante d’Aulnay-sous-Bois…

Leçons de solidarité

Hier soir 6 juin 2010, j’ai rencontré au Gros Saule une vingtaine de jeunes, membres d’une importante association du quartier.

Ces jeunes sont vifs et attentifs. Intelligents et mûrs aussi. Ils commencent par m’exposer les actions humanitaires qu’ils ont entrepris depuis bientôt un an dans divers pays d’Afrique noire et du Maghreb. Après avoir terminé la présentation de leurs activités associatives, ils concluent par l’annonce d’actions futures concrètes à mener: reconstruire une salle de classe au Mali et installer une bibliothèque dans un lycée dans une ville du sud marocain…

Deux préoccupations majeures reviennent sans cesse dans leurs propos: la solidarité, envers les plus fragiles et le développement durable. Leur dégré d’information sur de multiples sujets est étonnament élevé.

Les échanges terminés, ils me bombardent de questions sur tout: l’insertion, l’emploi, la politique de la ville, et même sur mon parcours professionnel. Ils savent beaucoup de choses. A la fin de la réunion, l’un des plus “participatifs” s’approche de moi et me demande tout à trac: “A quel âge pourrai-je être maire d’Aulnay-sous-Bois?”. Si vous le voulez et si vous travaillez avec persévérance, un jour vous pourrez peut-être devenir maire d’Aulnay, lui répondis…

Qu’on ne vienne pas me dire, après tout cela, que les jeunes aulnaysiens ne savent pas ce qu’ils veulent et qu’ils sont sans ambition…

Plaidoyer pour refuser la division des aulnaysiens

Depuis quelques années maintenant, notre bonne ville est soumise à de fortes tensions entre ses différentes composantes. Les manifestations devant la mairie du samedi 5 juin 2010 en attestent clairement. Les uns se méfient des autres. Mais cette division est destructrice pour les aulnaysiens.

J’ai ainsi très mal. Mal de voir notre ville si profondément perturbée. J’ai mal de voir notre belle ville divisée. Les diviseurs ont certes peur de la force que nous représentons collectivement lorsque nous sommes rassemblés et prêts à défendre ensemble notre précieux bien commun: Aulnay-sous-Bois.

Je rêve alors voir tous les aulnaysiens rassemblés et heureux de vivre ensemble sans suspiçion. C’est là une de mes ambitions pour Aulnay-sous-Bois auquel je ne me lasserai jamais de me consacrer…

L’attachement que vous portez tous à notre ville doit vous amenez à vous battre de toutes vos forces et de votre énergie pour que vous vous sentez enfin libres, pour que vous prennez votre destin en mains et que vous rejettez le sectarisme et la violence gratuite, pour que vous vous épanouissez, pour que vous faites échouer toute tentative de division qui ne profite qu’aux gens irrespectueux.

Je sais que vous êtes suffisamment intelligents, pleins de bon sens pour repousser les discours haineux qui n’arrangent finalement que ceux qui veulent faire leur lit, sans respect ni vergogne, sur la misère et les difficultés de personnes honnêtes qui méritent tant de considération.

Tous ceux d’entre vous que je rencontre régulièrement lors de mes visites de terrain aspirent à vivre avec quiétude et paisiblement ensemble…

Chers compatriotes et concitoyens, rassemblez vous donc pour vaincre tous les démons, attisés par des comportements d’un autre temps. Exigez d’être respecté avant toute autre considération. Refusez toute corruption tacite calculée. Refusez qu’on vous oppose les uns aux autres…

Habitants du nord et du sud, je rêve vous voir construire ensemble une ville où il fait bon de vivre. Quelques soient vos origines sociales et culturelles soyez fiers d’appartenir à une même et attachante ville, à une même grande communauté nationale. Jettez alors aux oubliettes les discours qui n’ont comme ultime résultat que la regression de notre bonne belle ville…

Peur dans la ville

La lettre adressée au maire par les habitants de la rue d’Artois et de Bigorre en dit long sur l’état d’esprit et la situation dans la ville. Ces habitants disent haut et fort ce que vit nombre de leurs concitoyens aulanysiens. Ils ont peur disent-ils à l’édile et “subissent qutodiennement des jets de pierres sur leurs vitres, bris de vitres de voitures, pasage des motos à toute vitese, coups de fusil dans le Vélodrome…”.

Des cambriolages fréquents s’opèrent aussi dans ce territoire qui est devenu une véritable zone de non droit. Le laxisme et le démantelement des services de proximité n’ont jamais rien réglé. Le passage ouvert par la municipalité le long des habitations dans le Vélodrome présente “un vrai danger” disent les habitants. Ils ont peur que les conséquences d’une telle initiative soient très graves et demandent au premier magistrat de le suprimer “avant qu’il n’y ai des blessés, ou tués”.

Cette alerte constitue la perpétuation de comportements devenus de plus en plus persistants dans la commune depuis plusieurs mois maintenant. Au-delà de la question de l’aménagement d’une voie qui semble empoisonnée la vie des riverains du Vélodrome, il s’agit surtout aussi de s’intérroger sur l’efficacité des choix politiques de supression d’un certain nombre de services publics, assurés jadis par des asociations para-municipales… En réalité, toute la ville a peur et personne ne sait quand cela s’arrêtera…

Solidaire jusqu’au bout

Notre belle équipe de France est en très grande difficulté en Afrique du Sud. Beaucoup d’entre nous ne lui donnait guère déjà assez de chance, avant son départ pour la coupe du monde, pour sortir vainqueur de cette noble compétition. La situation actuelle qu’elle traverse, rude et déroutante, s’explique par plusieurs raisons:

Cohésion du groupe relativement faible.
Manque d’autorité de l’entraîneur.
Commentaires assassins des journalistes sportifs.
Manque de solidarité des français dans l’épreuve…

Les 65 millions de français sont devenus, outre des entraîneurs du dimanche, des critiques sportifs fougueux et extrêmement critiques vis-à-vis de gens qui auraient pourtant envie de gagner. Plutôt que de soutenir l’équipe dans cette symbolique phase finale (au pays de Nelson Mandela), ils se ruent sur les joueurs et leur entraîneur comme des charognards sur un cadavre pourri. Mais encore vivant (sic!).

Chaque organisation humaine connaît pourtant des faiblesses. Elle a aussi des limites et des lacunes. Celles qui s’en sortent bien sont finalement celles qui bénéficient d’un soutien indéfectible et qui croient en elles et à l’avenir. Ce n’est peut-être pas tout à fait le cas de l’équipe actuelle de France. Mais cela ne justifie ps tout l’acharnement dont elle fait objet depuis plusieurs semaines déjà.

S’il est vrai que notre équipe nationale pêche par sa faiblesse collective et que son entraîneur a perdu toute autorité sur elle, il n’est pas normal toutefois que les commentateurs sportifs et surtout les anciens de l’équipe de 1998, l’enfoncent encore plus vers les profondeurs de l’enfer par des discours presque haineux. Plutôt que de l’accabler, il est important, du fait du contexte, d’être plus solidaire avec elle pour l’aider à hisser toujours au plus haut possible le drapeau national. A la fin de la compétition, nous aurons tous le temps et l’occasion de lui porter nos critiques et nos remarques sans concession…

Nous aimons cette équipe et voulons qu’elle retrouve vite son visage qui nous a souvent fait rêver et nous a parfois rendu heureux.

Plus que les propos irrespectueux et impardonables de Anelka et l’insensée grève de l’entraînement du dimanche 20 juin 2010, c’est l’attitude d’hommes et de femmes qui n’ont pas été solidaires qui a renforcé et précipité le naufrage de l’équipe. Les joueurs sont évidement critiquables. Même très critiquables. Ils doivent maintenant montrer leur meilleur visage et nous rendre très fier de leur très prochaine prestation dans les heures à venir. Continuons à les soutenir jusqu’à leur sortie définitive de la compétition…

Les aulnayiens peuvent, malgré leur grande frustation comme de très nombreux français, être toutefois un peu heureux. Ce soir, un des leurs (Alou Diarra) portera le brassard de capitaine de l’équipe de France au cours du match qui l’opposera à l’équipe hôte d’Afrique du Sud…

Le 18 juin, un jour de méditation

Cérémonie encore émouvante ce jour là. Un groupe de jeunes élèves chante deux couplets de la Marseillaise. Un ancien combattant lit l’apel.

Chaque fois que j’entends ce texte, j’éprouve une grande émotion. Un mot explose à mes oreilles: “NON – La défaite est-elle définitive? Non!”.

D’abord donc le refus. Refus de la défaite, refus du renoncement, refus de suivre la mojorité qui est – comment l’oublier?, – derrière Pétain. Dans un monde où la tyranie des sondages règne en tous domaines, où l’exigence démocratique nous pousse à toujours nous ranger sous l’opinion dominante, le courage de se dresser seul, ou presque, contre tous nous apparaît-il vraiment comme une valeur qui nous concerne, ou juste comme une curiosité historique?

Mais il n’y a pas que le refus. Il y a aussi l’appel. Et l’appel tourne le dos à la défaite; il mobilise pour la victoire; il trace la voie de l’avenir. Il se fonde sur la forme de la confiance. Confiance en soi, à la limite de l’extravagance, de cet homme inconnu, seul, qui se sent incarner la France. Notre cher pays. Confiance surtout et précisément dans la France, dans sa capacité de sursaut, dans la vertu – vertis -de son peuple, dans sa vocation à la grandeur…

Comment alors ne pas ressentir au fond de soi, l’actualité de ce message et l’impérieuse nécessité de reprendre confiance en nous-mêmes et dans Aulnay-sous-Bois. Ensemble, nous changerons inévitablement le cours des choses dans notre belle ville…

Pique-nique revendicatif à Aulnay-sous-Bois

Le mal être au travail grandit visiblement dans les services municipaux, selon les syndicats. Plusieurs agents sont de plus en plus déprimés. Les décisions arbitraires pleuvent semble-t-il et les agents sont de moins en moins reconnus dans leur travail. La mise en place du logiciel “temps de travail” est loin d’être équitable disent plusieurs agents.

Face à toutes ces difficultés que rien ne laisse penser qu’elles s’estomperont et afin de changer le cours des choses, les syndicats, principalement la cgt a choisi d’agir avec tous les agents qui se sentent discriminer et non considérer.

Pour exprimer votre désapprobation, pour dire non à ce qui vous choque, pour manifester votre indéfectible soutien à tous ceux qui souffrent, pour rétablir le respect des agents, pour prévenir à y échapper à votre tour, venez nombreux nique-niquer avec la cgt dans les jardins de la mairie d’Aulnay-sous-Bois:

le jeudi 8 juillet à 12h00.

Tenir le cap

C’est avec un grand intérêt et beaucoup d’émotion que j’ai écouté le week-end dernier des aulnaysiens que j’ai rencontré dans différents quartiers de la ville. Ils étaient déterminés à prendre leur sort entre les mains, refusant le chemin qu’on tente de leur faire prendre et de leur imposer. Ils ont envie de vivre sereinement et refusent d’être divisé. En effet, la division les effraie et les revulse. Ils sont prêts à la combattre sans démagogie. Ils rêvent avec force et réalisme d’une ville rassemblée où chaque habitant trouve sa juste place. Leurs aspirations sont évidemment réalisables s’ils continuent à persévérer et à être toujours intragigeants vis-à-vis de gens qui prétendent leur apporter du bonheur. Mais un bonheur le plus souvent orienté et contrôlé.

J’ai rencontré des hommes et des femmes déterminés à garder le cap et à ne pas se laisser détourner de leur envie de vivre paisiblement et de manière appaisée malgré leurs difficultés sociales et économiques. Leur condition d’existence n’est pas une fatalité pensent ils. Le canton nord et toute la ville d’Aulnay-sous-Bois aspirent à la quiétude. Rien qu’à la quiétude. Il est alors indispensable d’oeuvrer à côté des habitants et avec eux pour que tous ceux qui le désirent soient rassemblés et s’épanouissent. Le rassemblement ne se décrète pas, mais il se construit avec les principaux concernés.

Plus que jamais, je suis ainsi convaincu que l’urgence est aujourd’hui de construire une ville de respect où les habitants regardent dans un même sens, aspirent à un intérêt identique et construisent ensemble une commune radieuse où chacun s’y épanouit. Le défi majeur qui nous est collectivement lancé pour demain est donc de réussir à bâtir cette ville reconciliée avec elle même et où tous les habitants se sentent bien.

Pour cela, il faut continuer à tenir le cap sans faiblir, ni douter…

L’audace d’y croire

Vouloir, c’est pouvoir dit l’adage populaire. Lors de l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats Unis d’Amérique, Nelson Mandela dans son message de félicitation disait que “désormais, aucun homme ne doit avoir peur de rêver changer le monde d’où il se trouve”. Cette juste et optimiste reflexion doit être constamment méditée par chacun d’entre nous pour changer le cours des politiques d’impasses qui nous sont imposées depuis plusieurs mois déjà à Aulnay-sous-Bois.  Comme chaque week-end, je suis parti, ce samedi 24 juillet, à la rencontre des habitants du Canton nord.

Au foyer de la Rose des vents

Niakhaté est un homme influent et reconnu dans un environnement qui doit nécessairement s’ouvrir au reste des quartiers.  Il a pu me dire combien les résidents du foyer se sentent complètement abandonnés. Les projets initiaux du programme de rénovation urbaine avait en effet envisagé de démolir et de recontruire sur place cet équipement en y apportant un confort qui lui manque cruellement aujourd’hui. Mais visiblement ce projet est maintenant abandonné, frustrant encore plus des gens qui ne se sont jamais senties intégrer à la ville.

Avec plusieurs jeunes de la Cité de l’Europe

La colère de ces populations est grande. Outre la critique générale de la politique municipale, beaucoup de ces jeunes sont désespérés et ne croient point à la capacité des structures locales de l’emploi de les aider. Pour certains, seul le copinage y prévaut, décourageant tous ceux qui ont réellement envie de s’en sortir. Si ces structures continuent à fonctionner comme elles sont décrites par nombre de jeunes, leur efficacité demeurera longtemps limitée. Les voeux pieux et les inconsidérées promesses de la campagne municipale de mars 2008 sont loin. Les jeunes doivent retenir la leçon et ne pas oublier d’être toujours vigilent pour ne plus être surpris par des mensonges de campagne.

Promenade libre dans différents quartiers

Pour terminer ma journée de contact, je me suis promené librement dans différents quartiers de la ville. Des Etangs au Gros saule en passant par le quartier de Mitry. J’ai ainsi écouté de nombreuses personnes que j’ai rencontrées. Je connais la plupart d’entre eux ou suis depuis longtemps habitué à leurs visages. Une critique et un mécontentement constants reviennent toujours comme un leitmotiv dans les propos de mes interlocuteurs: l’injustice et l’exclusion… La nécessité d’avoir aussi dans ces territoires des structures d’aide et d’accompagnement est fortement ressentie par les habitants. La municipalité sera-t-elle en mesure de relever ce défi? Rien n’est moins sûr…

Etre fier de notre pays

Les suites de la coupe du monde en Afrique du sud

Il y a toujours dans l’histoire des pays des moments moroses et sans grand intérêt, ni glorifiant. Pour la France, la coupe du monde en juin dernier en Afrique du sud est de ceux la. Elle a été un véritable fiasco dont nous ne sommes pas encore complètement sorti, ni prêt à oublier si tôt. Les légitimes sansctions récentes à l’encontre de quelques joueurs de notre équipe nationale  prolongent la partie qui risque d’être problématique lors des matches de qualification  à venir pour la prochaine coupe d’Europe des nations de foot-ball. Gageons que ces sanctions qui favorisent les absences de joueurs de talents n’auront pas comme conséquences notre impossible qualification pour la phase finale de cette compétition qui se déroulera de surcroit en France.

Des sports qui gagnent

Récemment toutefois, notre peuple a connu des moments forts d’enthousiame et de bonheur à l’issue de deux importantes compétitions sportives: athlétisme et natation. Nos athlètes nous ont en effet montré et démontré par leurs performances individuelles et collectives que la France, malgré quelques faux pas parfois, reste une grande nation de sport.  Nous avons été la première nation de médaillés en natation par exemple. Sportifs en herbe et néophites se sont régalés de joie devant les résultats de Frank Dubosc, de Mariam Soumaré et de tant d’autres dignes représentants de la France à ces compétitions. Ces athlètes ont montré aussi par la preuve que la rigueur et la persévérence paient toujours. A tous nos jeunes qui voulent s’engager dans le sport de s’inspirer de ces comportements exemplaires pour se projeter dans l’avenir…

La France, berceau des mathématiques

Il nous arrive pourtant de sous-estimer les capacités et les performances de notre pays. C’est sans doute un état d’esprit qui s’est exacerbé avec la crise économique. Les récents lauréants (la plus haute distinction pour les mathématiques, équivalent au prix nobel) de deux de nos compatriotes chercheurs attestent bel et bien que la France regorge d’importants atouts et potentialités que le monde entier nous envie. Derrière les Etats unis, avec 11 récompenses en 50 ans, notre nation a confirmé sa rigueur cartésienne. Après tout Descartes n’est-il pas français? Nous sommes la 2ème nation la plus “matheuse” du monde et celle qui regroupe le plus grand nombre de laboratoires de recherche en maths. Nous devons valoriser toutes ces réussites et être fier de ce que notre pays peut produire de positif lorsque nous y croyons. Cet optimisme nous projetera mieux dans l’avenir et nous permetra de mieux construire des lendemains heureux…

Voilà bien des motifs qui doivent nous faire croire avec force aux potentialités et aux atouts de notre beau pays.

Vers la fin des commerces de proximité?

La reprise, après les vacances, à Aulnay-sous-Bois s’est opérée dans une extrême douleur. L’inquiétude a vite gagné les habitants suite à l’annonce de la fermeture de 2 commerces de proximité (Atac dans le quartier Mitry et Stock). Triste réalité pour des habitants qui sont de plus en plus désorientés et ne savent plus à quel saint se vouer. Rien ne présage la fin de cette situation qui risque de laisser durablement des pans de quatiers sans commerces.

La spirale déroutante de la dégradation du tissu économique locale ne change pas de sens depuis plus de 2 ans. Des commerces utiles à la vie quotidienne des aulnaysiens ferment progressivement et la municipalité fait semblant de s’occuper de leur maintien sans grande conviction. Dans le quartier Mitry, la fermeture d’Atac obligera, les habitants à aller faire leurs courses dans la commune de Sevran. Le tabac, la boucherie et d’autres petits commerces de proximité risquent de disparaître avec la fin de la locomotive. Dans ce contexte, que compte vraiment faire le maire pour empêcher une dégradation économique contre laquelle l’ancienne majorité municipale avait pourtant  lutté fermement?

Que se passe-t-il à Aulnay-sous-Bois?

Après les inquiètudes face aux fermetures annoncées de commerces de proximité, c’est au tour de l’insécurité d’inquiéter les habitants. En réalité, cette dernière question n’est pas nouvelle puisque depuis plus de 2 ans, elle se pose de plus en plus intensément.

La réduction des effectifs de la Police Municipale, suite logique d’un démentèlement progressif de certains services municipaux depuis l’arrivée du nouveau maire en 2008, manifeste d’une réelle volonté de ne pas faire de la sécurité des habitants une priorité majeure.  Ainsi, des quartiers entiers deviennent plus que jamais des lieux où s’enracine l’inquiètude qui est d’autant grande. Des policiers municipaux sont gratuitement et volontairement violentés par quelques jeunes sans aucune retenue. Les tirs en rafale au Gros Saule, il y a une semaine, atteste en outre d’une violence qui n’a plus de limite dans les quartiers. Probablement pas seulement dans ces territoires. Enfin, l’intervention récente de policiers municipaux dans un bar de la ville qui s’est soldée par leur caillassage est un autre aspect de la dégradation de l’ambiance générale de la ville.

Tout cela est effrayant et dénote d’une absence de discernement dans la gestion municipale. Aussi, l’angélisme qui a toujours caractérisé l’équipe municipale ne milite pas pour un traitement efficace de l’insécurité.

Les aulnaysiens ont bien le droit de vivre en toute tranquilité et séreinement.

Ca recommence plus fort

Les périodes de campagne électorale sont toujours des moments où les candidats se concurencent de promesses. A Aulnay, le champion des promesses est le maire actuel qui a constamment réussi  promettre vents et merveilles aux habitants, notamment jeunes. Mais tous savent désormais que ses engagements de campagne sont sans lendemain et ne sont jamais respectés.

Le respect des engagements pris lors de la campagne des municipales passées (2008) est loin d’être effectif; ce qui a amené de nombreux habitants à prendre leur distance avec celui qu’ils ont longtemps adoubé. S’il s’est fait petit pendant près d’un an pour éviter que les aulanysiens déçus lui rappelent ses promesses, depuis quelques semaines maintenant il est sorti du bois. La campagne des élections cantonnales est en effet lancée et il a besoin de toutes les voix qui pourraient lui manquer pour son 3ème mandat de conseiller général.

Ainsi, les promesses fusent de partout. Les habitants sont caressés dans le sens du poil avec une douceur qui tranche avec sa brutalité et son synisme habituels. 

J’espère que les électeurs du Canton Nord ont définitivement compris et qu’ils refuseront de se faire avoir cette fois-ci.

Suis-je interdit, à mon insu, de séjour à Aulnay-sous-Bois?

J’étais heureux d’arpenter ce dimanche 26 septembre 2010 les allées du forum des associations de la ville d’Aulnay à la ferme du vieux pays lorsqu’au détour d’un stand et en présence de nombreux visiteurs j’ai rencontré le maire, accompagné par plusieurs de ses adjoints et quelques cadres de la ville. Comme à son habitude et avec la violence qui le caractérise, ma vue l’énerve et le destabilise presque. Ainsi, me lance-t-il les propos irrespecteux et intolérants suivants: “Vous avez intérêt à rester chez vous et ne pas vous intéresser à Aulnay. Sinon…”.

Je lui répondis très calmement que j’ai acquis depuis longtemps la nationalité aulnaysienne et compte y rester aussi longtemps que je ne serai pas déchu de ce droit. Je  poursuis “Alors vous avez décrété que je n’ai pas le droit de m’intéresser à la ville d’aulnay et à ses habitants?”. “Je vous dit de rester chez vous” réplique-t-il à nouveau, encore plus énervé, avant de poursuivre son chemin pour tenter de convaincre un déçu de sa liste municipale de mars 2008.  En effet, les défections et les nombreuses déceptions de son camp l’inquiètent, mais je n’y peux rien car ce n’est pas moi qui ai promis tout et son contraire aux habitants. Ce n’est pas moi qui ne respecte point mes engagements vis-à-vis d’eux…

Les propos du maire sonnaient fort bien comme une menace. Ils  ont surpris les personnes présentes. Mais ses accompagnateurs ne semblaient pas quant à eux surpris puisqu’ils n’ont pas cessé de m’interoger sur mes intentions. Je ne savais pas que j’interessais tant tous ces gens. Le maire est en réalité énervé et inquiet d’entendre bruire dans la ville que je me présenterai aux élections cantonales de mars 2011. Il n’est pas le seul qui s’interroge sur cette candidature, réclamée par de nombreux habitants,  qui pourrait bouleverser les certitudes. Je n’ai rien déclaré officiellement pour l’heure et je constitue la cible privilégiée d’un édile brutal aux abois. Alors qu’en sera-t-il lorsque j’annoncerai un jour ma candidature?

Quoi qu’il en soit, ma présence ou non à cet élection pour le renouvelement du conseiller général du Canton nord ne dépend que de moi seul et de mes très nombreux soutiens. Personne ne me dictera ma conduite, ni mon calendrier. Je suis libre et indépendant et compte le rester.

Malgré cette épisode d’intimidation digne de méthodes d’un autre temps, mon déplacement au forum des associations a été l’occasion de rencontrer beaucoup de bénévoles du milieu associatif local, de m’enquérir des difficultés de leurs organisations et de m’informer sur divers sujets… Mes échanges avec ces acteurs furent riches et passionants. De part et d’autre, un vif intérêt a été manifesté, présageant de fructueuses rencontres futures. La vitalité du tissu associatif est intact, mais les foules de visiteurs des années passées ne sont plus au rendez-vous.

A chacun de mes déplacements à Aulnay auprès des habitants qui méritent attention et considération j’enregistre l’acuité de leurs souffrances et des humiliations quotidiennes qu’ils subissent… Je n’ai nullement l’intention de les laisser seuls face à une situation de plus en plus dramatique et irrespectueuse, même si l’on tente de m’y dissuader. J’assumerai pleinement ma part d’engagement dans la lutte pour l’élimination de ces maux…

L’audace de croire au changement

La première victoire de tout individu est sa conviction sur sa capacité à être le principal acteur de sa propre vie. Attendre très peu des gens, mais ne jamais complètement d’esespérer d’elles est la devise à méditer pour prendre en mains son destin. Les rencontres et les opportunités ne sont finalement que des circonstances qui peuvent parfois accelérer l’évolution de chacun d’entre nous, mais elles ne sont jamais, à elles seules,  définitivement déterminantes dans la construction de l’avenir. Elles existent parce que nous les avons provoquées à force d’insistance et de persévérance.

Il est urgent de ne pas reposer uniquement ses espoirs sur les gens (politiciens, intermédiaires politiques, chefs d’entreprises, charlatans…). C’est la pire des postures.

C’est dur de dire aussi clairement les choses, surtout pour toutes les personnes qui vivent d’espoir face à des temps de plus en plus difficiles. Mais la dignité et la vérité n’ont pas de prix. C’est en forgeant sa conviction autour de sa propre volonté de réussir et en croyant fortement en soi qu’il est possible de gagner durablement. Dans la dignité. Espérer n’est pas bien sûr interdit, mais il ne doit pas écraser nos volontés et notre audace de prétendre à un avenir radieux. Chacun d’entre nous doit être en mesure de se fixer un horizon acessible quelque soit les embuches à franchir.

Beaucoup de prétendants aux responsabilités de conseiller général du Canton nord d’Aulnay-sous-Bois foulent de temps en temps les rues et allées de ce territoire. Certains sont des politiciens chevronnés, mais manipulateurs. D’autres sont inexpérimentés et maladroits. Dans leurs besaces à tous, se trouvent beaucoup de discours et très peu d’actions concrètes. Ils ont pour la plupart la facheuse manie de promettre le paradis à leurs concitoyens. Dans leur piège, tombent de nombreuses personnes, plein d’espoir, démoralisées et ne croyant plus à l’avenir. Très vite, elles sont cependant désabusées et (re)deviennent progresivement lucides face à des promesses qui ne verront jamais le jour.

Plutôt que d’attendre l’avènement d’un vrai changement dans nos vies par des promesses de campagne, chacun d’entre nous doit croire en soi et en sa capacité d’atteindre des cimes, même si elles ont été autrefois perçues comme inaccessibles. Rien n’est impossible… Accepter que sa conscience soit achetée par une poignée d’euros et/ou par l’installation d’équipements temporaires est la pire des capitulations. J’exhorte ainsi tous ceux et toutes celles, quelques soient leurs difficultés et leurs doutes, qui sont tentés de ne plus croire en leur force de réussite de se (re)saisir et de lutter farouchement pour la victoire.

L’élection cantonale à venir (mars 2011) à Aulnay-sous-Bois apportera, comme toutes les précédentes, son lot de promesses voire peut-être de tentative de corruption passive et d’achat de conscience. La résistance de chaque électeur du Canton face aux manipulations qui poindront inévitablement sera un véritable test de maturité, de civisme et d’honnêteté. J’ose croire que personne ne réussira à nous faire rêver à des lendemains qui déchanteront dès la fin du comptage des derniers bulletins de vote et à nous détourner du cap visé.

Electeurs du Canton nord d’Aulnay-sous-Bois- et au-delà, aulnaysiens de toute la ville- déterminez vous en toute connaissance de cause, sans sectarisme, ni légereté. Dites énergiquement non à la dégradation galopante de la vie dans notre bonne ville. Vous pouvez tout changer par votre seule force et volonté de rejeter des méthodes méprisantes…

Eduquer et non exposer

La présence du maire d’Aulnay-sous-Bois devant les lycées Jean Zay et Voillaume alors que les jeunes élèves étaient en train de manifester contre le projet de réforme des retraites appèle de ma part plusieurs remarques:

- Le devoir des adultes est d’encourager et d’accompagner l’éducation des enfants plutôt que de les motiver, même implicitement, à manifester contre une réforme dont ils n’ont aucune réelle connaissance.

- Le devoir des adultes n’est pas d’encourager l’exposition des enfants à des risques graves. Il suffit de se rappeler de la violence qui accompagne généralement les manifestations et les mouvements de foule qui les caractérisent pour se rendre compte que ces moments peuvent être dangeureux pour des jeunes mineurs fragiles.

- Le rôle d’un premier magistrat n’est pas de se retrouver mêler à toutes les manifestations comme si cela constitue un pan de son programme électoral à exécuter quoi qu’il advienne.

- Le rôle d’un maire est de tout faire pour aider les jeunes à trouver un emploi et/ou une formation qualifiante leur assurant un bon avenir professionnel…

Tout le monde sait que la campagne pour les cantonnales (Canton nord d’Aulnay) est plus ou moins lancée chez certains candidats qui ne sont pas rassurés, tellement ils ont déçu les aulnaysiens par leurs nombreuses promesses non tenues. Mais la compétition politique ne justifie pas de faire n’importe quoi. Le maire est en quête de reconquête de partisans déçus qui sont prêts à lui faire payer cher lors de ce scrutin qui s’annonce dangereux pour lui. A-t-il, pour redorer son blason, le droit d’encourager, même inconsciemment, les jeunes élèves de la commune à s’engager dans une voie d’impasse? Les électeurs n’oublieront jamais le non respect d’engagements passés et ne se laisseront pas berner par des apparitions furtives calculées.

L’emploi

La réforme des retraites est une nécessité. Plus personne ne peut maintenant la contester. Le texte voté est globalement équilibré malgré quelques imperfections qui devraient être corrigées. Malgré toutes les contestations et les manifestations ayant parfois pour objectifs de régler des comptes, il n’y a pas de solution alternative sérieuse proposée. Vouloir rétablir la retraite à 60 ans est un slogan de campagne que ses promoteurs ne réaliseront pas même lorsqu’ils seront aux commandes de notre pays. Il n’est pas sérieux de tromper les gens. Vouloir lourdement taxer l’outil de travail n’est pas non plus une piste crédible durable car le tarrissement des ressources des entreprises pourrait rendre impossible le paiement des retraites.

Les jeunes qui manifestent expriment naturellement une légitime inquiétude pour leur avenir. Un de leur slogan que j’ai relevé dans le journal le Monde “Pépé, mémé au boulot, les jeunes au chomdu. On n’en veut pas” est évocateur de leur inquiétude pour demain. Ils pensent qu’en prolongeant la durée d’activité des seniors, on leur enlève des emplois. Cette affirmation est fausse car il n’y a pas d’automaticité entre l’emploi des seniors et celui des jeunes. Toutefois, lorsque les seniors travaillent, leurs revenus s’accroissent et la demande intérieure, donc l’emploi, est soutenue.

Que les jeunes s’interrogent sur leur avenir, est légitime. Même rassurant. Mais qu’ils lient cet avenir aux seules retraites n’est pas juste. Bien d’autres difficultés bouchent aujourd’hui leur avenir. Les puissances publiques doivent toutefois entendre les inquiétudes exprimées lors des manifestations et tenter d’y apporter des solutions efficaces et durables.

A travers un grenelle de l’emploi qui mobilisera tous les acteurs (Etat, partenaires sociaux, collectivités locales, réseau associatif, experts…) on pourra réfléchir à relancer l’emploi et la croissance…

Face aux jeunes pour l’emploi

La question de l’emploi des jeunes demeure une préoccupation majeure pour beaucoup d’entre nous. Elle se pose d’autant crucialement que la crise l’exacerbe. Les constats faits sur le terrain sont éloquents. Le niveau de chômage de ces groupes sont importants et augmente régulièrement. Il ne s’agit pas seulement toutefois d’observer cette situation et de la dénoncer. Il faut surtout proposer de réelles pistes efficaces à travers des accompagnements durables.

Invité par l’association “Soninkara” qui regroupe plusieurs centaines d’adhérents dans toute la France, j’aurai un grand plaisir de me retrouver face à de nombreux jeunes de la région parisienne, le samedi 4 décembre prochain, à  STAINS -maison du temps libre-(à côté du clos saint lazare)  pour échanger avec eux sur les voies et les moyens de l’insertion professionnelle dans notre pays.

 Si vous êtes intéressés par ce thème, comuniquez moi vos coordonnées afin que je vous fasse parvenir une invitation.

Saint-Pathus: un avenir incertain

Nous avons été nombreux à dénoncer, avant la fin 2008, l’incapacité de la majorité municipale à hiérarchiser les priorités. Rien n’a changé depuis. Tout indique même que les choses continuent à s’empirer. La ville est devenue désormais un lieu d’amusement où le maire propose des loisirs de qualité douteuse. A l’évidence, les investissements consentis pour ces loisirs auraient pu servir à la réalisation de projets plus concrets au lieu d’activités ponctuelles qui apportent peu aux habitants. Même si la majorité municipale ne l’avoue pas, elle  est bien contente d’avoir hérité d’une place de la mairie, digne d’une ville comme la nôtre. Cette place, réalisée par l’ancienne majorité, a fait l’objet d’injustifiées critiques de la part des dirigeants actuels. Elle a été réalisée contre vents et marées, au prix d’une conviction qui n’a jamais faibli. La majorité municipale a en outre hérité d’une zone d’activités dont elle n’a rien su faire jusqu’à présent, l’enclavement de notre ville n’expliquant pas seul son incapacité à y installer des entreprises. Elle est sûrement fière d’avoir trouvé aussi la “grande rue” aménagée. Enfin, les deux nouveaux lotissements, installés dans la commune, ont été initiés avant mars 2008. Après s’être farouchement opposée et avoir combattu tous ces projets, elle en use allégrement, se vantant parfois même d’être à l’origine de certaines réalisations.

Les réalisations concrètes, conduites par l’ancienne majorité, constituent aujourd’hui les seules fiertés des habitants qui attendent avec désespoir la concrétisation d’autres projets qui donneraient une dimension supplémentaire à notre bonne ville.

Aucun projet concret n’a été réalisé depuis mars 2008. La commune est de plus en plus sale malgré les importants investissements pour acheter du matériel de balayage. Seuls quelques rafistolages qui font la fierté du maire ont été insuffisamment effectués dans les écoles et le gymnases. Il est certes bien d’amuser les habitants et de proposer des loisirs aux enfants, mais la priorité pour notre ville est ailleurs. La réalisation d’équipements structurants est attendue. Elle devrait même mobiliser les énergies. Mais elle tarde à s’opérer alors que la ville continue à s’endetter lourdement pour des choix d’intervention douteux. La majorité municipale veut-elle transformer notre commune en grand centre de loisirs à ciel ouvert plutôt qu’un territoire où les habitants (jeunes et adultes) s’épanouissent et trouvent des services publics utiles et efficaces pour les sortir de leurs difficultés quotidiennes?  Alors que la crise de l’emploi exacerbe les difficultés de certains de nos concitoyens et qu’il est plus qu’urgent de faire venir des entreprises employeuses dans la zone d’activité, la municipalité préfère laisser les mauvaises herbes coloniser cet espace dont la remise en bon état coûtera, à ne pas en douter, très cher… Observez la zone en la longeant et penser toujours à la supercherie politique  lors de la campagne municipale passée au cours de laquelle l’équipe d’Agir pour Saint-Pathus à promis vents et merveilles pour créer des emplois  dans la ville!

Que les élus de la majorité municipale ne nous servent pas encore et toujours le discours accusant l’ancienne majorité d’une gestion non rigoureuse! Qu’elle ose simplement faire le bilan de ses trois années de gestion calamiteuse! Le temps ne ment pas. Trois années sont passées depuis qu’elle assure la direction de la commune. Elle est démasquée et ses insuffisances sont désormais connues. Depuis son arrivée à la tête de la ville, elle a investi à tout va dans du matériel et dans des grands frais divers (téléphones, véhicules de services, nouveaux bureaux, avantages divers…) qui apporte peu aux pathusiens. La tribune de “une équipe” du mois de décembre 2010 dans le grand sympathique pointe à juste raison cette dure vérité qui a rendu le maire très nerveux.

L’équipe municipale n’a ni projet ambitieux, ni de véritable capacité à tirer notre ville vers haut. Elle est en panne comme depuis le premier jour de son accession aux commandes de la ville. Dans l’opposition, le maire avait promis la lune et la construction d’une ville radieuse. Il n’en est rien. Au contraire, après ses alléchantes déclarations, il serait en passe, à travers une soi disant réflexion sur le centre ville, d’installer des immeubles dans la commune, transformant ainsi son caractère pavillonnaire et modifiant son image tant convoitée. Les études qu’il envisage lancer vont coûter, aux bas mots, 50 000 euros alors qu’elles ont déjà été menées il y a peu de temps seulement par l’ancienne majorité. Pourquoi cette dépense supplémentaire? La réalisation de logements collectifs dans notre ville attireraient de nouvelles populations qui s’installeront avec des pratiques en contradiction totale avec celles qui existent. La valeur de nos maisons baissera et la qualité de vie continuera à reculer dangereusement. Ceux qui se sont installés dans la commune pour y trouver la tranquillité et la quiétude seraient vite désillusionnés. D’ailleurs, il n’est pas rare de rencontrer de nouveaux résidents déçus de la gestion municipale et prêt à repartir pour des villes plus dynamiques…

Enfin, la démocratie que le maire a tant appelé de ses voeux lorsqu’il était dans l’opposition est désormais un voeux pieux. Il s’arrange désormais à organiser les commissions municipales entre camarades, aux horaires de travail, convoquant les élus de l’opposition dans des délais étriqués leur laissant peu de possibilité pour s’organiser. Les décisions sont prises entre les élus de la majorité avant la tenue de ces instances qui sont devenues de simples lieux d’enregistrement des orientations de l’équipe municipale. Les propositions de l’opposition, lorsqu’elle réussi à être présente aux commissions, ne sont pas prises en compte même si elles sont nécessaires pour l’amélioration de la vie des habitants. Le maire a désormais toutes les cartes en mains, mais n’en fait pas grand chose, sinon que de l’autosatisfaction et de la communication inutile…

A continuer à l’écouter, Saint-Pathus sera bientôt la ville la plus prisée de France alors que les habitants y observent au quotidien le recul progressif de la qualité de vie et des faits de délinquance qui s’y déroulent et s’exacerbent. Ce n’est point une surprise puisque le premier choix de l’édile fut de démanteler la police municipale…

Propagande municipale à Saint-Pathus et carence économique non assumée

Dans le grand Saint-pathique du mois de décembre 2010, journal de propagande du maire, il est dit que l’économie de la ville redémarre. En double page, le maire liste les commerces de la commune dont l’implantation de la quasi totalité est antérieure à son élection en mars 2008. Il en faut plus pour relancer l’économie pathusienne qui est de plus en plus moribond et qui attend une véritable impulsion. Ce ne sont pas les deux petits commerces, aux choix alimentaires limités, récemment installés dans la ville qui peuvent rassurer les habitants en attente d’une moyenne surface type “Shopi”. La fermeture de ce centre commercial a privé la commune d’une importante locomotive et a mis au chômage plusieurs habitants de la ville dont certains n’ont toujours pas trouvé d’emploi. Leur situation douloureuse devrait nous conduire tous à être modeste plutôt qu’à fanfaronner sans raison. Ces concitoyens souffrent et attendent toujours un accompagnement de la ville.

Le maire n’est pas modeste en affichant ce qu’il appelle “l’économie de Saint-Pathus redémarre”. De nombreux habitants critiquent cette posture qui apparaît aux yeux de certains comme irrespectueux vis-à-vis d’une ville qui se cherche. La politique ne peut pas se résoudre à des attitudes condamnables. Pour étayer son propos et tenter de masquer les limites de sa politique économique, l’édile liste des commerces  installés dans la ville depuis plusieurs années comme s’il a eu une quelconque responsabilité dans leur implantation. Comme si les habitants se laisseraient berner par cette annonce. Il tente de récupérer ce que ses prédécesseurs ont bâti et qu’il ne cesse de critiquer à huis clos.  La zone d’activités de Noefort, héritée de l’ancienne majorité, qui aurait pu réellement dynamiser l’économie locale est toujours vide; ce qui dénote de son incapacité à faire venir des entrepreneurs sur la commune et à être une force de proposition économique. Les investissements engagés et la forte volonté de création d’emplois qui ont présidé à la réalisation de cette zone ne produisent toujours pas leurs effets. Saint-Pathus continue ainsi à s’enfoncer dans les abîmes de l’économie, regardant les villes voisines de Saint-Soupplets, de Lagny le Sec et du Plessis Belleville renforcer chaque jour leur capacité économique. Les pathusiens ont besoin de projets concrets et non de slogans creux. Se comportant toujours comme s’il est en campagne électorale, le maire ne cesse de tenter de détourner le regard des habitants sur son pitre bilan à mi mandat. Au lieu d’une politique volontariste d’expansion économique, il encourage l’émiettement de petits commerces et leur “bazardisation”…

Méditons et refusons de reproduire à Saint-Pathus ce qui se passe dans certaines villes de la banlieue parisienne où les petits commerces monolithiques se concurrencent et appauvrissent le tissu économique. Notre ville à la campagne mérite une bien plus importante attention et une politique volontariste visant à la hissée au plus haut niveau…

Le rassemblement

Les élections municipales de mars 2008 à Saint-Pathus se sont traduites par la défaite de la majorité de droite. Cette défaite nous a appris des enseignements sur la vertu du rassemblement et le danger de la division. La majorité municipale d’alors a été divisée pour des raisons sordides et inadmissibles. Elle a ainsi récolté une amère défaite alors que rassemblée, tout était fait pour qu’elle conserve sans difficultés majeures les commandes de la ville. La nécessité de reconstruire désormais et dès maintenant le chemin de la reconquête de la commune s’impose à tous. Plusieurs d’entre nous ont tiré des leçons de cette déroute électorale et des conséquences de la division. Certains ne souhaitent plus voir notre bonne ville soumise à une gestion socialiste régressive et sectaire d’un autre temps. D’autres ont la ferme détermination de se mobiliser pour relever les défis et proposer une alternative qui correspond mieux aux aspirations des pathusiens. Tous ont envie de reconquérir la ville. Mais pour gagner à nouveau, il est impératif que chacun avale son égo. Que chacun soit discipliné aussi. Dans un groupe politique, comme dans n’importe quel groupe, même chez les animaux, tout le monde ne peut pas être chef. Il existe toujours un unique chef avec lequel oeuvrent les autres membres du groupe pour bâtir ensemble les conditions de la victoire de leurs idées et de leur projet.

Notre prise de conscience collective pour refuser la division et notre détermination pour changer la spirale de l’échec constituent donc des raisons suffisantes pour que tous ceux qui croient en la possible victoire prochaine s’unissent. Les pathusiens attendent avec impatience ce sursaut pour les délivrer d’une situation locale qui devient de plus en plus inquiétante. Nous n’avons plus le choix. Il ne s’agit pas aujourd’hui de savoir qui sera notre future tête de liste aux municipales prochaines, mais d’être collectivement discipliner et de construire ensemble les conditions réelles d’une alternance politique dans notre bonne ville. Remettons nous donc vite au travail afin de défendre avec force nos idées et nos valeurs dans le strict respect des pathusiens.

Les trois années qui nous séparent des municipales prochaines vont rapidement passer. Nous aurons à peine le temps d’imposer nos idées et nos propositions. Il ne faut alors plus perdre du temps pour se remettre en ordre de marche. Saint-Pathus a besoin de chacun d’entre nous. Elle a besoin de toutes les bonnes volontés et d’une équipe dynamique. Elle attend avec impatience d’être prise par des gens qui l’aiment et qui oeuvreront pour l’intérêt de tous. Troisième ville de la circonscription, elle ne peut et ne doit pas être condamnée à être uniquement une ville dortoir où l’insécurité trouverait son terreau faute d’une véritable politique de sécurité publique et de protection des habitants. Elle ne peut continuer à être un territoire économiquement faible et arriéré entre les mains de gens qui ne s’occupent que de leurs propres intérêts. Enfin, elle ne doit pas être politiquement séparé de la majorité politique de la circonscription…

J’appèle alors tous ceux qui sont opposés à la politique locale actuelle et qui veulent un avenir radieux pour notre ville, de se rassembler avec l’opposition municipale pour construire la voie du changement. Ce changement est possible car nous recélons de talents  individuels et constituons une redoutable force collective. Rassembler, nous formerons une équipe d’hommes et de femmes volontaires et déterminés pour porter avec force un projet volontariste.

J’ai personnellement toujours milité pour ce rassemblement. Chacun le sait. Je souhaite que chacun d’entre nous avec ses talents et ses compétences, dans le respect et la considération, trouve sa place dans cette nouvelle dynamique. J’espère que cet appel sera entendu et qu’il nous mobilisera tous pour faire vivre notre nécessaire union, à jamais indispensable pour faire gagner Saint-Pathus et ses habitants.

Pour ma part, je serai toujours disponible pour apporter ma contribution et assumer pleinement mes responsabilités pour cette reconstruction…

Bonnes fêtes de fin d’année à tous

L’année 2010 s’achève. C’est un moment important que je saisi pour vous souhaiter de belles fêtes de fin d’année, à vous et à tous ceux qui vous sont chers.

J’adresse en outre un grand merci à tous les lecteurs de ce blog et à ceux qui, par leurs messages et leurs commentaires, contribuent à la qualité et à la richesse du débat.

Bien amicalement à tous.

Et si la démocratie arrivait sur la rive sud de la Méditerranée?

Nous sommes prudents en Europe et en Amérique vis à vis des vagues de manifestation qui secouent le Monde Arabe. A juste raison. Notre crainte est en effet de voir arriver aux pouvoirs des islamistes radicaux. Fort des expériences passées, nous sommes convaincus que l’organisation d’élections libres pourraient amener des fondamentalistes musulmans au pouvoir. Le cas de l’Iran en 1979 est de ce point de vue édifiant. Mais l’exemple de la Turquie nous montre toutefois que les partis islamiques peuvent dans certains cas s’accommoder aux règles de la démocratie moderne.

L’histoire des peuples arabes avancent. Rien ne peut désormais l’arrêter. Les populations sont instruites et aspirent vivre en paix et en liberté. Ce processus peut ainsi sauver la rive sud de la Méditerranée. Parions donc que le soutien que nous apportons actuellement aux mouvements qui se déroulent en Tunisie, en Egypte et dans d’autres pays arabes aboutira à de réelles démocraties, compatibles avec nos principes et nos valeurs.

Gageons enfin que le vent qui s’est levé dans le sud de la Méditerranée souffle fortement dans d’autres régions du Monde, en l’occurrence l’Afrique noire où des régimes de dictateurs continuent à sévir impunément contre leurs peuples…

Le terrain

Dans les démocraties occidentales, aucune élection, quelque soit son importance, n’est gagnée ou perdue à l’avance. Aucune élection ne peut être gagnée sans l’avoir véritablement préparer, avec rigueur et professionnalisme. Le résultat d’une élection est donc toujours le fruit d’un dur et sérieux travail de terrain.

La gauche pathusienne a gagné les élections municipales passées en promettant vents et merveilles aux habitants. Tout le monde peut constater aujourd’hui, à mi-mandat, qu’aucune de ses promesses n’est effectivement tenue. Elle surfe cependant sur les réalisations de l’ancienne équipe municipale et tente même de faire croire qu’elle est à l’origine de la mise en oeuvre de certaines d’entre elles. Il est fort à parier qu’elle se vantera prochainement d’être à l’origine de la réalisation de la zone d’activités Noeffort lorsque celle ci commencera à produire ses effets attendus; à savoir rapporter des ressources financières à notre ville. Par pur calcul politicien, elle retarde, au mépris des habitants qui attendent depuis longtemps avec impatience, la réparation des rues, programmée dans le plan triennal initié par l’ancienne majorité. Elle tentera, à n’en pas douter, de jouer un coup politique et interviendra vraisemblablement sur la voirie à l’approche des prochaines élections municipales pour manipuler les habitants…

Pour l’opposition, l’heure doit être à la mobilisation et à sa mise en ordre de marche. L’heure doit être à l’occupation effective du terrain. L’heure doit être à la préparation d’un projet alternatif crédible. L’heure doit être au recrutement du maximum d’habitants, déçus par la politique municipale actuelle. L’heure doit être enfin la responsabilisation de chaque militant, prêt à s’investir sincèrement auprès de ses concitoyens. Il est indispensable de construire un projet et un argumentaire accessibles aux habitants. A trois ans des prochaines échéances municipales, il convient dès maintenant de commencer à se préparer pour les futurs combats politiques qui arriveront vite. Trois années passent rapidement et peuvent même être insuffisantes pour s’organiser…

Alors, toute l’opposition pathusienne doit entreprendre un profond travail de terrain et construire une véritable action de proximité, garant de ses futurs succès électoraux.

A bon entendeur salut!

Une fin de journée

La semaine dernière, c’est dans le nouveau lotissement où arrive la grande majorité des nouveaux résidents de la ville que j’ai passé de longues heures à discuter, à prendre les nouvelles des habitants, à rencontrer et à échanger sur divers sujets. C’est là où se joue aussi la mutation démographique actuelle de notre commune. C’est là enfin où il convient, au cours des mois à venir, de mobiliser, sans oublier évidemment les autres quartiers, nos efforts pour expliquer notre projet et nos ambitions pour Saint-Pathus.

J’aurais aimé y rester plus longtemps encore ce jour, mieux prendre l’air de l’ambiance et parler avec les passants aussi.

Malheureusement, la tombée de la nuit m’a obligé à rentrer plus tôt à mon domicile. Sur le parking de l’ex Shopi, je rencontre une dizaine de jeunes (filles et garçons) qui se plaignent de leur oisiveté dans la ville. Pendant près de trois quart d’heure, je les écoute me parler de leurs projets, de leurs espoirs et de leurs craintes. Ils s’ennuient à Saint-Pathus et ne trouvent aucune structure capables de répondre à leurs besoins. Par leur calme et leur détermination à s’en sortir, ils m’impressionnent.

Je me laisse gagner par la lucidité de ces jeunes et rêve avec eux d’une Saint-Pathus dynamique, capable d’accompagner sa jeunesse, celle qui a besoin d’emploi, et/ou de formation. Il faut décidément les y aider…

Une ville sacrifiée!

Au nom d’une idéologie d’un autre temps, la majorité municipale de Saint-Pathus vient de signer, en votant une délibération ce 8 avril 2011 au Conseil Municipal, l’acte de mort de notre chère ville.

En effet, en s’entêtant de faire entrer notre ville dans une future Communauté d’Agglomération “Plaine de France” dont les communes de Mitry Mory et de Villeparis sont les chefs de file, le maire a fait le choix de tourner Saint-Pathus vers des territoires regorgeant de multiples problèmes (sociaux, économiques, urbains…) qui s’y étendront inévitablement à terme. Ces grandes villes auront la main sur le destin de toutes les plus petites partenaires – y compris la notre – leur imposant leur loi.

L’adhésion à cette Communauté d’Agglomération fera perdre à notre ville toute capacité à gérer et à maîtriser désormais certaines orientations de développement urbain et économique, notamment la politique d’habitat. Les documents d’urbanisme (Plan Local de l’Habitat, Schéma d’Orientation Territoriale…) nous imposeront la construction de logements sociaux que nous ne pourront empêcher. Nous ne bénéficierons pas d’équipements structurants du fait de l’enclavement de notre ville. Les prétendues subventions attendues par le maire et son équipe, dans le cadre de cette adhésion, constituent un miroir aux alouettes. De plus, Saint-Pathus perdra sa spécificité rurale et sa qualité de vie. Son identité et son devenir nous échapperont complètement.

Malgré les arguments de l’opposition municipale et ses mises en garde pour défendre l’originalité de notre commune et garantir ainsi l’avenir de ses habitants, la majorité municipale a décidé d’arrimer Saint-Pathus à de grandes agglomérations à forte densité, rompant définitivement l’harmonie sociale et urbaine à laquelle elle peut pourtant continuer à prétendre en s’inscrivant dans une organisation territoriale rurale.

Puisqu’il s’agit de l’avenir de notre ville et de ses habitants, nous demandons donc un référendum afin que les pathusiens se déterminent en âme et conscience et en toute connaissance de cause par rapport à cet incompréhensible choix municipal.

Au revoir mon ami Jean Claude Abrioux

C’est en quittant le Sahara mauritanien ce mercredi 14 septembre 2011 que j’ai appris avec une grande tristesse le décès de Jean Claude Abrioux, survenu à Aulnay-sous-Bois le dimanche 11 septembre. Jean Claude fut d’abord mon employeur en qualité de maire de la ville pendant près de 12 ans, puis un ami dont je prenais régulièrement les nouvelles de sa santé. Les échanges que j’ai parfois eus avec lui, à son domicile, ont participé à forger mon caractère politique et m’ont apporté énormément. Ils m’ont permis aussi de comprendre encore mieux la vie et les relations humaines. Comme tous les habitants de la ville d’Aulnay-sous-Bois, j’ai été particulièrement sensible à son attention, à sa disponibilité, à son humanisme, au respect qu’il témoignait à autrui. Profondément attaché à la ville qui l’a vu naître, il y a consacré presque toute sa vie.

Humaniste et gauliste de la première heure, il a su rassembler les aulnaysiens et montrer aux politiciens locaux la voie de l’efficacité et de l’ouverture. Même retiré de la vie politique locale, il a continué à prodiguer des conseils à tous ceux qui, comme moi, portent en eux l’amour de la ville d’Aulnay. Il a marqué cette commune comme aucun autre homme politique ne l’a fait avant et probablement après lui. Ses rapports à ces concitoyens ont toujours été appréciés, même par ses farouches opposants dont plusieurs se sont par ailleurs saisis de sa disparition pour tenter de redorer leur blason…

L’hommage qui lui a été rendu le vendredi 16 septembre 2011 à l’Hôtel de ville d’Aulnay-sous-Bois où il a été maire pendant plus de 20 ans est tellement normal. Un équipement de la ville ou une place mérite de porter son nom. Jean Claude nous manquera physiquement. Mais sera toujours présent à nos côtés pour la reconquête de la ville et la reconstruction de liens respectueux entre tous les aulnaysiens…

A sa famille et à tous ses amis je témoigne mon profond chagrin suite à cette grande perte pour Aulnay et les aulnaysiens.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.